Métier – 3 questions à une hôtesse de caisse de remontée mécanique

| |

Toujours avec le sourire, les hôtesses de caisses sont présentes dès l’ouverture du domaine. Au-delà de la vente des forfaits, elles ont véritable rôle d’accueil et d’information des skieurs. Claire responsable des ventes à Tignes, partage avec nous son métier.  

Travelski : Quelle est la spécificité du métier sur un domaine skiable ? 

Claire : La vente de forfaits tient une place importante dans notre métier. Mais nous devons aussi renseigner les clients et les accueillir avec le sourire. Une des spécificités du métier d’hôtesse de caisse sur un domaine skiable réside dans le fait qu’on ne voit le client qu’une seule fois. C’est-à-dire au moment de son arrivée à la station. 80% de notre clientèle achète un forfait long séjour. On a peu de ski à la journée qui ne représente en moyenne que 20% des ventes.

Travelski : Pouvez-vous nous décrire une journée-type d’une hôtesse de caisse ? 

Claire : En ce moment, la journée commence à 8h15. Mais en fonction des périodes, les horaires d’ouverture peuvent varier. On un quart d’heure pour se mettre en place.

Pendant ce temps-là :

  • on prépare notre poste de travail ;
  • on consulte la météo ;
  • et on ouvre notre logiciel de vente.  

Il faut offrir son meilleur sourire et service aux premiers clients arrivant à 8h30.

Les jours d’intempéries, des difficultés peuvent survenir. Cela s’explique par le fait qu’on ne vend pas immédiatement les forfaits aux clients, on attend d’avoir la tendance. S’il fait vraiment mauvais temps, nous appliquons des tarifs préférentiels. On se retrouve alors parfois avec des clients qui veulent absolument acheter des forfaits alors que la consigne est d’attendre pour qu’ils aient le meilleur tarif. 

A l’heure du déjeuner, nous organisons un roulement au niveau du point de vente. La pause déjeuner commence vers 11h / 11h30 et se finit vers 13h30. Les hôtesses ont 1h30 de pause. Certaines en profitent pour aller skier. On a aussi des hôtesses en temps partiel. Elles font des journées continues et ne prennent pas de pause sur les moments du déjeuner. 

 » On travaille dans un environnement multilingue et multiculturel « 

La journée n’est pas finie puisqu’on vend des forfaits l’après-midi ! On a aussi les retours des demi-journées achetées le matin. La vente de forfaits pendant l’après-midi est surtout importante le samedi lorsque les vacanciers arrivent. Le dimanche et le lundi matin peuvent être assez intenses. 

La fermeture, se passe en fonction des horaires du point de vente, c’est différent le week-end et la semaine. On ferme notre rideau et on contrôle notre caisse qui est ensuite vérifiée par une autre hôtesse. Enfin, on prépare notre poste de travail pour le lendemain.

Par exemple, il faut préparer les tickets de caisse et les rouleaux de billets. La fermeture se passe généralement plutôt bien. Ce qui est difficile à gérer, se sont surtout les grosses arrivées. Il peut rester pas mal de monde, il faut alors attendre que le pôle d’attente se vide complètement pour fermer le point de vente. C’est pourquoi nous restons parfois 30 minutes, voire une 1 heure de plus. 

Travelski : Qu’aimez-vous dans ce métier ? 

Claire : Ce n’est pas un passage obligé pour le client de venir au ski, c’est un choix qu’il a fait. Les gens sont en vacances, on est là pour leur vendre des moments de plaisir ! Donc en général, il y a plutôt une bonne relation au niveau de la vente de forfait. Le contact avec le client est particulièrement appréciable dans ce métier ! 

Un autre point est très agréable : on travaille dans un environnement multilingue et multiculturel. Par exemple, on a eu une hôtesse russe l’année dernière, cette année on a une Canadienne, une Néo-zélandaise, une Tchèque et une Suédoise. Il y a une vraie mixité au niveau des nationalités !

Enfin, travailler dans un cadre montagnard comporte beaucoup d’avantages. Pouvoir aller faire du ski entre midi et deux est un vrai privilège ! 

Autre exemple d’une hôtesse de caisse dans le domaine skiable Les Gets

Précédent

Balade au cœur de la station de La Rosière avec Nathan Gaidet

Métier – Trois questions à un électricien de domaine skiable en France

Suivant