Guerlain Chicherit vous fait découvrir le domaine skiable de Tignes

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Freerider et freestyler par nature en ski, Guerlain Chicherit a inventé le rallye freestyle version quatre roues en passant le premier backflip en voiture sans assistance sur la neige. Il s’est aussi illustré en roulant sur les eaux du lac de Tignes en tractant un wakeboard ou en tentant le record du monde de saut en longueur en voiture sur la neige ! Guerlain qui a monté sa team de sport automobile a participé à la fin de saison 2017 du rallycross et au départ du Dakar 2018. Malgré un planning surchargé et une vie à 100 à l’heure, il s’est confié à Travelski. 

A l’image de Tignes dont il est natif, Guerlain Chicherit fait tout en XL : 

  • du ski : il est quadruple champion du monde de freeride ; 
  • de la course automobile : il est champion du monde de rallye raid en 2009 et pilote du Dakar ; 
  • des chalets : le chalet Quezac qu’il a bâti à Tignes sur le thème motor sports a obtenu l’award du « Wold’s Best New Ski Chalet » en 2014. Il ne s’est pas arrêté là avec six autres chalets dont le chalet Bansky inspiré par l’artiste de street art. 

Le champion 100% made in Tignes, vous fait découvrir son domaine skiable… 

Guerlain Chicherit (G.C.) : J’ai voyagé dans toutes les stations du monde, et sans chauvinisme, je trouve le domaine skiable de l’Espace Killy incomparable. Ce qui est génial à Tignes, c’est que comme c’est un cirque, tout est accessible et on revient par gravité au même endroit avec le lac en fond.  

Ça m’éclate car je peux faire toutes les faces, je reviens au cœur de la station. On passe d’un côté et de l’autre facilement, sans avoir à faire de longues traversées, ni de transferts pénibles comme dans d’autres grands domaines ! Et puis ça permet aussi de rester au soleil toute la journée en le suivant. 

Pour les familles qui veulent prendre des couleurs et se balader, je recommande Palafour que j’aime beaucoup au départ de Tignes le Lac. J’y ai passé mon enfance d’autant que le snowpark de Tignes était sur cette piste à l’époque. Elle est très ensoleillée et jamais trop glacée, ludique avec du relief, on peut s’amuser sur les bords de pistes. En plus grâce au télésiège débrayable de 6 places, on ne fait jamais la queue. 

Skier sur zone glaciaire, c’est toujours une expérience 

G.C. : On a la chance d’avoir le glacier de la Grande Motte. C’est un endroit à aller voir car on monte à 3500 m d’altitude, on peut aller jusqu’à 3650 m d’altitude si on monte les derniers mètres skis sur le dos. Depuis le haut du téléphérique jusqu’à Val Claret à 2100 m, une piste de 1400 m de dénivelés s’offre à vous, de quoi faire chauffer les cuisses.  

Peu de stations en France offrent un dénivelé pareil à la descente et la possibilité de pouvoir skier à si haute altitude, c’est extraordinaire ! Prendre le funiculaire et le téléphérique de la Grande Motte, 2 remontées atypiques, une expérience à vivre quand on skie à Tignes. 

ENORME potentiel hors-piste  

G.C. : 80% du domaine est classé en secteur hors-piste, les spots ne manquent pas ! Pour rider sans se mettre en danger, il y a les zones Naturides, des pistes noires sécurisées mais jamais damées pour un hors-piste cadré. Tignes en compte 10 dont celle à mon nom, la Guerlain Chicherit.

Elle est cool car elle est assez facile de niveau et d’accès sur les pentes de Lognan. En partant de Palafour, j’affectionne les Vallons de la Sache. Ce hors-piste n’est ni trop raide, ni vraiment dangereux. Le panorama est top à l’Aiguille Percée, un endroit mythique de Tignes.  

J’aime bien le relief, on passe dans des sortes de canyons entre les rochers et le dénivelé est intéressant car on part de 2750 m et on descend jusqu’aux Boisses ou encore plus bas aux Brévières, ce qui fait une descente de 1200 m de dénivelés qui finit dans la forêt ! J’ai passé beaucoup de temps sur ce spot. C’est un versant nord, la neige reste donc bonne mais ce n’est pas la piste la plus ensoleillée ! 

Tignes en image

Expert only : mes hors-pistes engagés Tignes panorama 

G.C. : Je ne peux pas ne pas évoquer les deux hors-pistes qui m’ont toujours fasciné, sur lesquels j’ai fait mes premières armes et où j’ai appris à sauter les barres rocheuses. Cependant je ne les recommande pas car il faut être très expérimenté, sûr de ce qu’on fait, connaître la montagne, les conditions météorologiques, le manteau neigeux.  

Si on n’est pas professionnel, il faut absolument être encadré par des professionnels de la montagne. Il faut bien sûr être équipé de DVA, pelle, sonde et savoir s’en servir ! Sachez qu’il y a six checks points DVA pour vérifier la bonne marche de son matériel de sécurité avec également des infos sur la météo et le manteau neigeux. 

« C’est un hors-piste complètement fou, quand la neige vient de tomber il n’y a quasiment pas d’équivalence »

Le premier, c’est le couloir des Tufs qui donne vers le lac. Il est extrêmement dangereux car s’il part en avalanche, c’est un entonnoir, on n’a aucun moyen de sortir. Il est unique, je n’ai jamais retrouvé ça ailleurs, il ne faut pas être claustrophobe. 

La Grande Balme est mon autre hors-piste favori. Cette face a accueilli les championnats du monde de freeride en 2003. A l’arrivée du funiculaire à 3000 m, il faut traverser le glacier, on y accède avec 45 minutes de marche, c’est sportif. Au moins 3 ou 4 options s’offrent à vous en fonction des conditions de neige et du niveau du skieur.

C’est un hors-piste complètement fou, quand la neige vient de tomber il n’y a quasiment pas d’équivalence. C’est un peu moins engagé que les Tufs non pas parce que c’est plus facile à skier, mais parce qu’il y a des échappatoires en cas d’avalanche, c’est une face, c’est donc plus ouvert qu’un couloir, il y a plus de sorties. Mais ça reste tout autant dangereux, n’y allez pas sans guide. 

Crédits photos : Andy Parant, Jeremy Pontin 

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